Agriculture et alimentation



Proposition relative à l’agriculture et l’alimentation

1          Le projet, notre volonté

Notre devoir d’élus est de participer au maintien, au développement d’une agriculture durable qui garantisse des produits de qualité, le plus possible à proximité des consommateurs. Ceci est possible à la fois en encourageant les meilleures pratiques pour les systèmes d’exploitation en place et en créant les conditions favorables à des projets d’installations.

Qu’est-ce qu’une agriculture durable ? Une agriculture productive, car c’est la première fonction de l’agriculture, responsable (eau, biodiversité, etc.) ; des systèmes d’exploitations pérennes (moins dépendants des aléas des marchés, du climat, etc.).


2          Les leviers

Nous envisageons d’actionner trois leviers :
-         Agir sur le foncier, ce qui peut consister à (1) mettre à disposition des terres pour des projets d’installation s’inscrivant dans une démarche d’« agriculture durable » et à (2) favoriser les échanges de parcelles, les regroupements de surface agricole des exploitations actuelles (car l’éclatement des parcelles et la distance du siège d’exploitation sont un frein fort au passage à l’herbe). Bien sûr, cette démarche va de pair avec un aménagement fixant comme priorité la préservation des terres agricoles.
1.     La mise à disposition de terres pour des projets d’installation est possible (voir l’exemple de la CC du Val d’Ille) mais nécessite une forte volonté politique et de s’engager dans une démarche complète (diagnostic partagé, définition des objectifs, identification des projets et des outils, etc.). Cette démarche peut être appuyée notamment par l’association Terre de lien et bénéficier d’une aide dans le cadre du plan algues vertes. Pour la mener à bien, nous pourrons tisser des partenariats avec le Conseil général, le conservatoire du littoral (qui acquiert des terres sur le littoral qui peuvent être valorisées par l’élevage), l’établissement public foncier breton qui peut intervenir sur les projets d’acquisition (y compris de terres agricoles) et bien sûr Lannion Trégor Communauté.
2.     Les échanges de parcelles constituent une problématique différente, sur laquelle la commune ne dispose que d’une influence indirecte, mais qui est essentielle, surtout dans le cadre du plan algues vertes. Cela implique de poursuivre, appuyer et renforcer les démarches engagées par LTC dans le cadre du plan en explorant des voies innovantes (échanges directs avec les agriculteurs, coordination avec les communes voisines). La chambre d’agriculture constitue un acteur clé à convaincre dans une telle démarche.

-         Générer et renforcer la demande en produits locaux, de qualité, bio de préférence. Dans le détail, cela peut consister :
1.     à explorer les possibilités d’approvisionnement local non valorisées (recensement de l’actuel et du potentiel),
2.     à encourager à des évolutions des productions en informant de la demande locale et de la volonté de s’approvisionner localement (volumes et produits recherchés),
3.     à mutualiser les demandes avec les communes voisines et entre les différentes structures publiques de restauration collectives (écoles, MAPA, restaurants d’administration, hôpitaux, etc.) afin d’atteindre des volumes critiques de demande
4.     à engager une réflexion sur la constitution des repas tout en garantissant une qualité nutritionnelle irréprochable (ex. de l’hôpital de Guingamp qui s’est engagé dans une démarche de "flexitarisme").
L’action sur la demande s’accompagne et participe d’une démarche d’éducation-sensibilisation afin de sensibiliser aux enjeux de l’agriculture et de l’alimentation, notamment dans les écoles, et d’informer les usagers.

-         Faciliter les circuits de commercialisation de proximité. Cela peut consister à :
1.     Mettre en place un marché local hebdomadaire : les expériences passées montrent la viabilité d’un marché. Cette demande semble en outre forte au sein de la population (remontée notamment au cours des ateliers). A son échelle, la commune peut mettre à disposition un lieu, en faire la promotion et l’animer ponctuellement, prévoir un fonctionnement flexible en fonction de la période de l’année (hiver/été/autres saisons), faciliter la mobilité des anciens vers ce point de rendez-vous hebdomadaire ;
2.     Informer sur les points de vente existant en mettant en ligne un répertoire des points de vente de produits alimentaires sur la commune (issus de la ferme ou de la pêche).


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